Collaboration Fintech / Fintech : 3 questions sur une tendance de fond

Tendances | 13.03.2018

Fintech/ Fintech Collaboration

Depuis plusieurs mois, de nombreuses fintechs annoncent des collaborations avec d’autres fintechs (Younited Crédit et N26 ou encore Linxo et Raisin’) . Ces alliances prennent des formes variées : partenariats technologiques, partenariats commerciaux ou encore utilisation réciproque de leurs services. Comment expliquer cette tendance? Quelles sont les conditions d’une alliance pertinente? On en parle dans ce post!

1 – Pourquoi ces partenariats existent-ils ?

 

Une fintech B2B, et c’est encore plus vrai dans le paiement, se lance d’abord sur un service spécifique (comme par exemple chez SlimPay : un mode de paiement). Ce focus est nécessaire pour que cette petite structure se différencie et qu’elle devienne le spécialiste sur son créneau.

 

Néanmoins, pour diversifier leur offre, renforcer leur visibilité, acquérir de nouveaux clients, certaines fintechs s’allient pour proposer une chaîne de valeur complète et former un écosystème… Du fait de leurs cultures communes et de leurs besoins de croissance convergents, s’allier est assez logique.

Et c’est notamment l’émergence des APIs, qui permet cette connection sur le plan technique.

 

2 – Comment déterminer la pertinence d’une alliance ?

 

Une alliance pertinente réunit certaines conditions techniques et commerciales pour qu’elle soit utile pour tous.

La première question à se poser est donc la suivante : a-t-on des clients et prospects communs? Vise-t-on les mêmes entreprises ? Si oui, dans quelle mesure une combinaison de nos 2 services pourrait revêtir un intérêt pour ces entreprises visées ? En d’autres termes : quel sera leur bénéfice?

 

Concernant les conditions techniques techniques de l’alliance, le principal élément à déterminer est de savoir dans quelle mesure les deux technologies sont “combinables” ou  intégrables facilement? Faudra-t-il investir dans du développement, à quelle hauteur et pour quelles potentielles retombées économiques ?

 

Enfin, la question des conditions commerciales se pose  : déterminer le type de partenariat (revendeur en marque blanche ou apporteur d’affaire par exemple?), qui revend la solution de qui, cette alliance permettra-t-elle de gagner des clients qui auraient été insensibles à nos services proposés séparément, pour quel potentiel de CA additionnel?

 

3 – Ces partenariats business annoncent-ils une future concentration du secteur?

 

Pas forcément. C’est bien entendu très tentant pour certains acteurs avec de fortes synergies de s’allier de manière beaucoup plus forte via une fusion ou une acquisition.

Ce n’est néanmoins pas le destin de toute startup fintech. Si cette dernière a su s’imposer sur son créneau, et nouer les bons partenariats sans créer de dépendance, elle sera assez forte pour rester autonome.  

Les alliances entre fintechs sont finalement assez logiques et permettent de soutenir la croissance mutuelle de ces acteurs. Chez SlimPay, nous collaborons avec d’autres fintechs en tant que partenaire (commercial ou technologique) tandis que certaines fintechs utilisent nos solutions de paiement.

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